
Il y a des chefs qui ouvrent une table pour exister. Et puis il y a Irwin Durand, qui a d'abord décroché l'étoile chez les autres avant d'écrire son prénom sur une façade.
Rue Cambacérès, dans un coin calme du 8e entre la Madeleine et le parc Monceau, Irwin est la première maison d'un chef formé à L'Atelier Robuchon puis chez Guy Savoy, et déjà étoilé chez Alan Geaam comme au Chiberta. Ici, le Guide Michelin a suivi dès 2026, un an après l'ouverture.
Pas de carte classique : des menus en 3, 5 ou 7 « chemins » (75 euros au déjeuner, 130 et 175 euros le soir), qui changent au rythme des saisons. La trame reste la même : le végétal à l'honneur, une viande, un poisson, deux desserts. Ris de veau à la moutarde de Meaux, rouget escorté de sa tartelette d'artichaut : la technique est là, jamais démonstrative.
La salle joue l'intimité : sept tables seulement, plus une table d'hôtes face à la cuisine ouverte. On voit le chef travailler, entouré d'une équipe de fidèles. Et l'on garde une place pour la fin : la pâtisserie est signée Tessa Ponzo, Prix Passion Dessert 2026 du Guide Michelin, dont le dessert monochrome blanc autour du lait fermenté vaut à lui seul le déplacement.
Parce que c'est le restaurant d'un chef arrivé à maturité, sans esbroufe, avec une étoile méritée et une pâtissière d'exception.
Irwin, la nouvelle étoile discrète du 8e.
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