Il y a des restaurants qui soignent leur enseigne. Et puis il y a HANADA : une façade noire, lisse, sans nom, juste le numéro 15 du quai Voltaire.
Face à la Seine, rive gauche, Masayoshi Hanada, longtemps maître du comptoir étoilé Sushi B, a ouvert sa propre maison. Dès 2026, le Guide Michelin lui a décerné une étoile, et le Gault et Millau un 16/20. On ne s'y arrête pas par hasard : on y vient en initié.
Le comptoir massif en hinoki, ce cyprès japonais aux reflets dorés, n'accueille que dix convives par service. Un menu omakase unique (350 euros), recomposé chaque soir : thon rouge de Méditerranée, truite d'Auvergne, pêches bretonnes, grillades au binchōtan, nigiris servis pièce par pièce sur des céramiques choisies une à une.
Ici, on ne photographie pas : la maison le demande, pour que chaque convive vive l'instant plutôt que son image. La salle, pensée comme un écrin d'ombre et de lumière, laisse toute la place au geste du chef. Une parenthèse méditative en plein Paris, à réserver via le site.
Parce que tout y est intention, du silence de la salle à la température du riz : un sanctuaire du sushi, pas un restaurant de plus.
HANADA, l'omakase le plus radical de Paris.



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